Jusqu'à ce lundi soir, les entames de match du Racing n'avaient jamais été transcendantes. Poussifs, jamais entrés totalement dans la partie avant une bonne vingtaine de minutes, les Strasbourgeois n'avaient jamais connu la sensation de maîtriser un match du début à la fin. Eh bien, c'est chose faite. En clôture de la 9e journée de Ligue 2, face à Nîmes, lanterne rouge du classement, les hommes de Jean-Marc Furlan ont croqué tous les ballons, du coup d'envoi au coup de sifflet final.
Et cela donne un score large, très large, mais qui reflète tellement l'emprise du Racing sur cette rencontre. 5-0, cela n'est pas arrivé tant de fois que cela ces dernières années. La dernière fois, c'était au cours de la saison 2004-05, quelques semaines avant la finale victorieuse en Coupe de la Ligue, contre Caen (5 février 2006). Suffisamment rare, donc, pour savourer ces cinq réalisations.
C'est Marcos qui débuta le festival. Sur un centre de Belghazouani, il ajusta Nicolas Puydebois d'une tête croisée qui lança le récital strasbourgeois (12e). Cinq minutes plus loin, Kandia Traoré faillit doubler la mise sur une remarquable reprise accrobatique. C'est finalement le buteur maison, James Fanchone, qui se chargea du deuxième but suite à un corner (27e). Pour reprendre, seul, la tête du classement des buteurs, Fanchone marqua un second but personnel juste avant la pause (44e). De son côté, Nicolas Puydebois, touché, céda sa place, tête baissée, à Lovergne dès la 34e minute de jeu...
En seconde période, même scénario, avec de nombreuses opportunités pour le Racing. Et deux nouveaux buts. Le premier fut l'oeuvre de Kandia Traoré, servi par Simon Zenke (61e). Le cinquième et dernier but de la rencontre fut signé Nicolas Bayod, défenseur nîmois malheureux sur le corner tiré par Belghazouani, contre son camp (73e).